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Climat, biodiversité, ressources : pourquoi chaque métier est désormais concerné

Updated: 3 hours ago

🌍 Les Décryptages de l’Institut CGS

Nos formateur·rice·s partagent leurs analyses pour éclairer la transformation des cadres de gestion nécessaires à la transition soutenable.


Les entreprises disposent aujourd’hui d’un nombre croissant de données sur le climat, la biodiversité, les ressources ou les risques environnementaux. Les analyses de double matérialité se développent, les dispositifs CSRD se structurent et les méthodes de mesure des impacts progressent rapidement.


Dans le même temps, les récents travaux de l’IPBES sur les entreprises et la biodiversité soulignent que les organisations peuvent désormais agir avec les connaissances disponibles.


Cette évolution transforme progressivement les métiers. Car le sujet n’est plus seulement de produire des indicateurs ou des rapports : il devient nécessaire d’intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans les décisions, les arbitrages et les outils de gestion des organisations.



Les enjeux écologiques deviennent une question de fonctionnement organisationnel


Pendant longtemps, les sujets environnementaux ont principalement été abordés sous l’angle :

  • de la conformité ;

  • du reporting ;

  • de la communication RSE ;

  • ou des engagements climat.


Cette logique évolue rapidement. Aujourd’hui, les organisations doivent progressivement intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans :

  • leurs investissements ;

  • leurs achats ;

  • leurs chaînes de valeur ;

  • leurs modèles opérationnels ;

  • leurs outils de pilotage ;

  • leurs systèmes de gestion.


Autrement dit : les enjeux socio environnementaux deviennent progressivement une question d’organisation et de décision.


Le sujet n’est donc plus seulement :

  • “comment mesurer ?” mais :

  • “comment intégrer ces enjeux dans les arbitrages réels de l’organisation ?”



Pourquoi les enjeux écologiques ne peuvent plus être portés uniquement par les directions RSE


Cette évolution transforme profondément la place des fonctions RSE.


Pendant longtemps, les sujets environnementaux ont souvent été confiés :

  • à quelques experts spécialisés ;

  • à une direction dédiée ;

  • ou à des équipes chargées du reporting extra-financier.


Mais les transformations en cours touchent désormais :

  • les investissements ;

  • les modèles de coûts ;

  • les critères fournisseurs ;

  • les risques ;

  • les systèmes d’information ;

  • les outils comptables ;

  • les arbitrages opérationnels ;

  • les décisions stratégiques.


Aucune fonction isolée ne peut donc porter seule ces transformations. La transition écologique devient progressivement une capacité collective de l’organisation.



Ce que cela change concrètement pour les métiers


Les directions générales doivent intégrer des enjeux de viabilité

Les directions générales ne pilotent plus uniquement :

  • une croissance ;

  • une rentabilité ;

  • ou des objectifs financiers de court terme.


Elles doivent progressivement intégrer :

  • des dépendances ressources ;

  • des vulnérabilités climatiques ;

  • des risques systémiques ;

  • des contraintes physiques ;

  • des temporalités plus longues ;

  • des enjeux de robustesse des modèles économiques.


Le sujet ne relève plus uniquement de la communication extra-financière.

Il devient progressivement une question de viabilité des activités.


Les directions financières voient évoluer leurs outils de pilotage

Pour les directions financières, les enjeux écologiques dépassent désormais largement le reporting ESG.


Ils modifient progressivement :

  • les modèles de coûts ;

  • les critères d’investissement ;

  • l’analyse des risques ;

  • les horizons de rentabilité ;

  • les indicateurs de pilotage ;

  • les arbitrages budgétaires.


Les approches de comptabilité écologique, comme le modèle C.A.R.E., explorent précisément cette évolution des dispositifs comptables afin d’intégrer les conditions de préservation dans les mécanismes de pilotage eux-mêmes.


Le sujet devient alors moins :

  • “comment produire des indicateurs ?” que :

  • “comment rendre visibles certaines dépendances et certains coûts encore absents des arbitrages économiques ?”


Les achats deviennent un levier stratégique

Les fonctions achats occupent désormais une position centrale.

Pourquoi ?


Parce qu’elles structurent directement :

  • les chaînes d’approvisionnement ;

  • les dépendances fournisseurs ;

  • les flux de ressources ;

  • les critères de sélection ;

  • les arbitrages coût / robustesse.


Les professionnels des achats doivent progressivement apprendre à :

  • intégrer des vulnérabilités écologiques ;

  • identifier certaines dépendances critiques ;

  • comprendre les risques de rupture ;

  • intégrer des critères de résilience dans leurs décisions.


Les métiers opérationnels deviennent des lieux clés de transformation

La transition écologique se joue aussi dans les opérations quotidiennes :

  • logistique ;

  • immobilier ;

  • exploitation ;

  • maintenance ;

  • production ;

  • gestion des ressources ;

  • organisation des flux.


Les métiers opérationnels deviennent centraux car ce sont eux qui :

  • arbitrent concrètement l’utilisation des ressources ;

  • organisent les temporalités ;

  • mettent en œuvre les décisions ;

  • rendent possibles certaines transformations.


Les systèmes d’information deviennent stratégiques

Les données écologiques restent aujourd’hui largement fragmentées.


Les fonctions SI deviennent donc essentielles pour :

  • organiser la circulation des données ;

  • relier différentes sources d’information ;

  • connecter données écologiques et outils de pilotage ;

  • structurer de nouveaux systèmes d’aide à la décision.


Les expérimentations autour du Local Ecological Quality Index (Leqi) montrent d’ailleurs que la coordination des données et des acteurs devient un enjeu majeur à l’échelle des territoires.

Cette problématique se retrouve désormais à l’intérieur même des organisations.


La compétence clé devient la capacité de coordination

Les enjeux écologiques traversent simultanément :

  • la finance ;

  • les opérations ;

  • les achats ;

  • la stratégie ;

  • les risques ;

  • les systèmes d’information ;

  • les territoires ;

  • les chaînes de valeur.


Les organisations doivent donc apprendre à :

  • faire circuler les informations ;

  • reconnecter des sujets dispersés ;

  • coordonner plusieurs fonctions ;

  • intégrer des contraintes physiques dans les arbitrages économiques.


Autrement dit : la transition écologique devient progressivement une question de coordination organisationnelle.


Les compétences à développer dépassent largement la “culture climat”


Cette évolution transforme les compétences attendues dans les organisations.


Le sujet n’est plus uniquement :

  • de sensibiliser ;

  • ou de transmettre des connaissances générales sur l’environnement.


Il devient nécessaire de développer des compétences capables :

  • d’intégrer des dépendances écologiques dans les décisions ;

  • de relier données et arbitrages ;

  • de transformer des indicateurs ;

  • d’articuler stratégie, gestion et contraintes physiques ;

  • de faire évoluer les systèmes de pilotage.


Le rapport de l’IPBES souligne d’ailleurs qu’aucune méthode unique ne peut mesurer l’ensemble des impacts et dépendances des entreprises et qu’il devient nécessaire d’apprendre à agir malgré l’incertitude et l’hétérogénéité des données disponibles.


Former ne suffit plus : les organisations doivent apprendre en transformant leurs pratiques


Les outils, méthodes et cadres de pilotage restent encore en évolution rapide. Les organisations doivent donc apprendre moins :

  • à appliquer des recettes stabilisées ; et davantage :

  • à intégrer progressivement les enjeux écologiques dans leurs propres dispositifs de décision.


Cela suppose :

  • des approches transversales ;

  • des espaces de coordination ;

  • des formations directement reliées aux métiers ;

  • des expérimentations collectives ;

  • des dispositifs permettant de relier apprentissage et transformation organisationnelle.


Comme le soulignent plusieurs travaux mobilisés par l’Institut CGS, une compétence ne transforme réellement une organisation que lorsqu’elle peut être intégrée dans les dispositifs qui structurent les arbitrages et les responsabilités.


Ce qu’il faut retenir

La transition écologique ne peut plus reposer uniquement sur quelques experts spécialisés. Les contraintes écologiques affectent désormais :

  • les investissements ;

  • les chaînes de valeur ;

  • les outils de gestion ;

  • les systèmes d’information ;

  • les arbitrages opérationnels ;

  • les modèles économiques.


Tous les métiers sont progressivement concernés. Cette évolution transforme les compétences attendues dans les organisations :

  • comprendre les dépendances écologiques ;

  • relier données et décisions ;

  • intégrer des contraintes physiques dans les arbitrages ;

  • coordonner plusieurs fonctions ;

  • faire évoluer les outils de pilotage.


Autrement dit : la transition écologique devient progressivement une transformation des capacités collectives de décision des organisations.


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  • comprendre les impacts et dépendances écologiques de leurs activités ;

  • intégrer les enjeux écologiques dans leurs métiers ;

  • relier données, gestion et pilotage ;

  • identifier des leviers d’action concrets dans leurs dispositifs de décision.


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